Comment faire du rhum arrangé maison ?

Le cocktail siroté (toujours avec modération) avec les proches ou durant les moments de détente ne titille pas que le palais. En effet, il y est des breuvages qui aiguisent la curiosité et peuvent déboucher à un mélange fait maison. Le plus grand avantage du rhum arrangé, contrairement aux autres préparations figées, c’est qu’il s’agrémente au gré des goûts et des envies. Toutefois, lorsqu’on s’improvise apprenti chimiste, on court toujours le risque du loupé. Donc, pour ne pas avoir à gâcher des ingrédients, il est préférable de s’intéresser aux critères qui font une composition appréciable.

Quel rhum arranger ?

La base : choisir le bon rhum. Si l’on a une bouteille préférée, la question ne se pose même pas. Pour ceux et celles qui ne savent pas trop où aller, il faudra commencer par se dire qu’il n’y a pas de réels faux pas. Ainsi, l’ambré comme le blanc pourront faire l’affaire. Néanmoins, il est vrai que le spiritueux aromatisé idéal est le rhum sans teint. Ce dernier se prête parfaitement à l’exercice puisque sa neutralité permet d’exalter les saveurs et les arômes que l’on souhaite lui associer. Le rhum ambré, avec plus de caractère, pourra aussi épouser les fruits que l’on rajoutera, mais les parfums seront moins intenses. Pour un rendu répondant à ses envies, et surtout pour une première fois, le rhum blanc est la meilleure option. Et même si l’on choisit une bouteille comme le rhum Neisson, qui a des touches florales sucrées, les spécificités ne feront que rehausser l’ensemble.

Le corps trop imposant de l’ambré, lui, risque de diminuer, voire, de masquer les éléments combinés. Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que le rhum arrangé est alcoolisé. Donc, il faudra aussi se pencher sur la teneur en alcool. Le meilleur choix est le breuvage entre 50 et 55 degrés. Pour avoir des indices sur la meilleure composition, il est tout à fait possible d’obtenir des conseils sur des plateformes comme www.recettes-saveurs.fr. Une fois les bases intégrées, il suffira de se faire confiance et suivre ses goûts.

Quoi mettre dans son rhum ?

Le rhum trouvé, il sera temps de s’atteler à l’« assaisonnement ». Pour ce faire, rien de plus facile ; il faudra juste se pourvoir en fruit. N’importe quel produit frais fera l’affaire. Toutefois, il faudra choisir les plus murs pour que les vertes ne viennent pas gâcher le goût final. Il est aussi possible de prendre du surgelé qui aura, plus ou moins, le goût du frais. La différence se verra à l’œil. En effet, esthétiquement parlant, les fruits congelés sont nettement moins attrayants.

Pour des saveurs appuyées à souhait, les fruits secs sont à envisager. Une alternative encore plus intéressante pour ceux et celles qui n’ont ni le temps de préparer, ni le temps de laisser le tout reposer. Par contre, lorsqu’on a du temps à consacrer à la composition, il est tout à fait faisable de transformer le fruit au préalable : cuisson, confiture ou même flambage. Cette technique diminuera le délai de macération de moitié.

Pour plus d’exotisme et de peps, on peut relever le mélange avec des épices. Pour ne pas prendre des risques, on peut toujours opter pour les classiques qui ne déçoivent pas, mais qui ne sont pas inintéressants pour autant. Il s’agit, entre autres, de l’indétrônable vanille et de l’indémodable cannelle. Pour les plus aventureux, toujours dans l’optique de l’évasion, la badiane, le gingembre, la cardamome ou même le piment sont des options à retenir.

Côté quantité, tout dépendra de la saveur recherchée. On peut tout aussi faire moitié-moitié que mettre moins de fruit (ou plus).

Du sucre ou non dans son rhum ?

Le sucre est presque un impératif pour du rhum arrangé ; ce sera le liant, en plus des saveurs qu’il apportera. Attention tout de même sur la quantité ! Cela dépendra d’abord de la nature du rhum. Avec un rhum Neisson, par exemple, avec des notes sucrées, il faudra avoir la main légère. De même, lorsqu’on utilise des fruits transformés comme la confiture ou les produits séchés.

Ensuite, il n’est pas obligatoire d’utiliser le sucre tel qu’on le connaît. On peut ainsi le substituer à du miel ou du sirop. Le tout est question de dosage. Pour que le goût ne devienne pas écœurant à l’arrivée, il est préférable de commencer avec une petite mesure et rectifier l’assaisonnement au fur et à mesure. Pour plus de sûreté, on peut même rajouter l’élément sucré à la fin de la macération.

Comment préparer le rhum ?

Si vous choisissez le rhum Neisson, vous pourrez utiliser la bouteille pour une partie de la préparation. Pour le reste, il faudra se munir d’un contenant en verre hermétique. Afin pouvoir récupérer les fruits après la période d’attente, il est conseillé de choisir une bouteille avec une ouverture assez large. Le temps de macération variera selon les ingrédients utilisés et le résultat souhaité. Il est à noter que cette étape peut autant durer quelques jours que plusieurs mois.

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